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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 08:36
Chaque établissement humain valorise des appartenances lignagères et sociétales. Il s’avère que dans de nombreux pays les communautarismes ethniques ou religieux ont de l’importance. Les pays occidentaux ne sont pas exempts de ces identités, loin de là. L’explosion des Balkans est là pour nous le rappeler avec le drame du Kosovo, mais aussi les guérillas corse en France et basque en Espagne, les pressions islamistes, les communautarismes Nord-Américains, etc.


Dans de nombreux pays d’Afrique noire, les ethnies, si elles continuent encore à se distinguer par leurs dialectes et leurs coutumes, s’insèrent dans des ensembles linguistiques et culturels beaucoup plus larges – et ceci bien avant la colonisation. Elle est beaucoup moins morcelée qu’on ne le dit habituellement. Ceci dit, les politiques coloniales, par réalisme, ont pris soin de reconnaître le fait ethnique et d’adopter le maillage administratif en conséquence.


Mais l’actuelle politique de " démocratisation ", impulsée par les Occidentaux au nom d’un modèle électoral supposé universel organise d’emblée une représentation nationale sur la seule base des simples individus sans tenir compte des appartenances communautaires. Alors qu’en France et dans d’autres pays un sénat " tempère " l’Assemblée nationale en valorisant les collectivités locales, la " démocratie " que l’on veut introduire en Afrique se caractérise par des élections qui font la part belle aux groupes majoritaires, ethniques et/ou religieux, et où les groupes d’appartenance ne sont pas représentés en tant que tels.


C’est là une pauvreté institutionnelle, une inadéquation entre les formes d’organisation de la société civile et le politique, et un manque total d’imagination politique alors que les institutions traditionnelles faisaient preuve, quant à elles, d’une grande adaptabilité en fonction des groupes concernés.
 


kenya-ethnic-1974.jpgA son tour, le Kenya tombe dans la guerre civile à propos d’enjeux électoraux.


Le christianisme unitarien s’est développé depuis plusieurs années en pays kisii, dans l’Ouest du pays, en limite avec le grand lac Victoria, à l’initiative du révérend Patrick Magara ; également à Nairobi, la capitale, avec un groupe de jeunes Luo. Or, le pays kisii (d’origine "bantou" comme les Kikuyu, l'ethnie du président sortant et supposé "réélu") fait partie de la province Nyanza où se trouvent aussi les Luo (l’ethnie du candidat outsider au président sortant) et la 3ème grande ville du pays, Kisumu. 

C’est dire combien nos amis sont exposés dans la situation actuelle.


Un séminaire de formation organisé par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) pour les unitariens d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale était prévue à Nairobi pour le mois de février.

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