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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 11:29

Sous le titre "Peut-on encore changer l’Eglise catholique ? S’adapter ou se désagréger", Paul Abela * a publié cet analyse dans le Témoignage chrétien, du 30 octobre 2008.

 

* l'auteur a publié en 2002, aux éditions L'Harmattan, Je crois, mais parfois autrement, dans la collection "Chrétiens autrement".

 

Après des siècles d’inertie, notre Eglise a commencé à se réformer avec le Concile Vatican II, mais elle est encore trop archaïque dans son organisation et dans son langage. En 50 ans, le pourcentage des pratiquants est passé de 25% à 5%. Si elle ne se réforme pas radicalement, elle sera de moins en moins crédible et se désagrègera . 

 

Son organisation

 

L’Eglise a hérité d’une organisation monarchique, autoritaire et peu fraternelle. En excluant des ministères les hommes mariés et les femmes, elle est sexiste, alors que la société est de plus en plus démocratique et égalitaire. La structure de la répartition entre clercs et laïcs n’est pas adaptée à notre monde culturel. En 50 ans, la population de la France a augmenté de 50%, tandis que le nombre des prêtres n’est plus que le quart de ce qu’il était et celui des ordinations annuelles est tombé de 1 000 à 100. Des prêtres âgés sont chargés de 10 à 20 paroisses. Il est urgent de reconnaître qu’il y a là un signe des temps qui appelle à repenser ces structures . 

 

Son langage

 

Maurice Zundel disait : " Parler de Dieu aujourd’hui dans le langage des premiers siècles, c’est se condamner à n’être pas compris et faire courir à Dieu le risque d’apparaître comme un mythe à reléguer au musée des antiquités ".

Le dogme de l’infaillibilité est contredit par les événements et l’on se rend compte qu’il apparait comme incompatible avec la condition humaine. Plusieurs dogmes mineurs, liés à un autre monde culturel, doivent être repensés, y compris le vénérable Credo de Nicée, qui est abstrait et n’engage à rien.

 

La Bible

 

Pendant des siècles, la référence à la Bible était prise à la lettre, de façon fondamentaliste, quasiment dictée par le ciel (comme les musulmans pour le Coran). Il a fallu attendre 1943 pour qu’une encyclique de Pie XII (Divino afflente spiritu) admette que certains récits de la Bible n’étaient pas historiques, mais symboliques ou légendaires. C’est le cas de la création en 7 jours, le péché originel, le Déluge, la Tour de Babel, et l’ensemble des 11 premiers chapitres de la Genèse. Des archéologues israélites se demandent si ce n’est pas le cas aussi de l’Exode et de la traversée de la mer Rouge et toutes les guerres racontées par Josué, qui aurait arrêté le soleil (Israël Finkelstein, La Bible dévoilée, Ed. Bayard, 2001).

Le style de certains passages du Nouveau Testament est également de ce genre. Ainsi la virginité de Marie (ante partum, in partu, et post partem), la transfiguration, l’ascension, etc … sont symboliques. Les prendre au sens historique finira par préparer à un reniement général. Les catéchisés se rendront compte un jour, que cela ne peut pas être historique, et ne croiront plus rien.

 

La liturgie

 

Grâce à Vatican II, notre liturgie, longtemps en latin, a été enfin traduite dans les langues parlées. Célébrant la joie et la fraternité enseignées par Jésus, la liturgie devrait être conviviale et joyeuse. Hélas, à part quelques très beaux chants, elle est loin de l’être, elle est plutôt austère. C’est pourquoi des milliers de gens lui préfèrent le spectacle des match de football ou de rugby.

Le partage du pain et du vin, en mémoire de Jésus, longtemps désigné comme " la fraction du pain " est le symbole d’une vie de partage, mais les termes retenus d’ "Eucharistie " et ce qu’on dit comme les paroles de Jésus à la dernière Cène ( " ceci est mon corps ") rendent obscure cette mémoire et n’engagent à rien.

Selon la Bible de Bayard en 2001, ces paroles peuvent être traduites autrement : " Ceci c’est moi ". Il pourrait s’agir du geste de partage ou la fraction du pain. De même les pèlerins d’Emmaüs ne le reconnurent qu’à la fraction du pain. Cette fraction du pain est le symbole d’une vie de partage. Le sacrement est ainsi un appel à une vie exemplaire.

 

Une vaste réforme

 

Revoir l’organisation de l’Eglise, son langage, sa lecture de la Bible, sa liturgie, c’est dans tous les domaines que l’Eglise doit s’adapter à son siècle. Seul un Concile Vatican III pourrait entreprendre cette vaste réforme. Si elle ne se réforme pas radicalement, l’Eglise catholique sera de moins en moins crédible et se désagrègera.

 

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 11:19


La Fédération des réseaux des Parvis regroupe une cinquantaine de mouvements et communautés de base, pour la plupart des catholiques qui agissent indépendamment de leur hiérarchie - certains espérant réformer leur Eglise de l'intérieur selon l'élan de Vatican II et d'autres allant de l'avant sans plus s'en soucier - , mais aussi d'autres chrétiens : des protestants libéraux (l'association Théolib) et des chrétiens unitariens (l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens).

Cette fédération fonctionne comme un réseau et respecte la particularité et les engagements de chacun de ses membres. Elle met en relation et invite au partage des valeurs communes. Elle admet le pluralisme et la diversité au sein d'une spiritualité de type libérale.

Son conseil d'administration de ce samedi 20 septembre 2008 vient de décider la création au sein de la Fédération d'un groupe de recherche qui a pour objet "la théodiversité". La proposition en avait été faite par Maurice Elain (de l'association orléanaise Chrétiens autrement) par une note du 26 août. Ceux qui sont intéressés par cette recherche peuvent prendre contact avec lui afin d'être mis au courant de l'avancement des travaux, étant entendu qu'il s'agit d'un groupe interne au Parvis et que seuls les membres de cette fédération peuvent participer aux réunions.
Contact :
annie-maurice.elain@wanadoo.fr



Argumentaire

Dans les Réseaux du Parvis nous avons des expressions diversifiées de nos convictions, de nos croyances, … Nous sommes en recherche de sens. Différentes approches existent dans l’expression et l’élaboration qui concernent le domaine de la foi. Nous souhaitons privilégier des recherches de sens dans le contexte d’aujourd’hui pour réinventer la Parole de Dieu en passant par l’homme. Nous disons Dieu de façon plurielle. Ce texte a pour but d’ouvrir quelques portes pour débattre, apporter des expériences personnelles, des témoignages, des analyses, …

A - Des constats

1 - Nous sommes paroles

Il n’y a que les personnes qui parlent, qui font parler les réalités, qui nomment les êtres et les choses, les évènements, qui donnent des significations à partir du vécu, de l’histoire personnelle. " Il n’y a pas de réalité en dehors d’une théorie qui la nomme " Einstein. La parole passe par la personne, le sujet parlant.

2 - Nous construisons des représentations plurielles, diverses
Nous construisons constamment des représentations pour dire les évènements, les êtres et les choses. Ces représentations sont construites à partir de notre histoire, de nos expériences.

" La représentation est un processus d’élaboration perceptive et mentale de la réalité qui transforme les personnes, les contextes, les situations en catégories symboliques… Les significations passent par des images et ces images produisent des significations " Moscovici. La représentation a un contenu symbolique. Nos représentations sont plurielles, diverses. Dans ces représentations, il y a des implications affectives, émotionnelles, dans un rapport de symbolisation.

3 - Nous sommes actions, personnelles, en lien avec d’autres. Nous participons à des réflexions, des engagements.


4 - Nous avons des convictions qui nous font vivre et qui nous animent.
Nous disons nos convictions, nos croyances, notre foi, nos doutes, nos incertitudes. Il n’y a pas d’hommes sans croyances. Nous avons des croyances diverses : religieuses, économiques, scientifiques… La croyance n’est jamais totale, la croyance et le doute sont liés. Deux dangers :

- avoir des croyances trop fortes : verrouillage, fanatisme…

- le doute permanent, " la fatigue d’être soi " Ehrenberg.

La métaphore du pont : toute croyance est un pont jeté sur l’abîme du monde, un pont sur l’inconnaissable, l’infini du précipice. On peut s’engager sur le pont avec un char d’assaut ou affronter les yeux bandés le vertige ou bien affronter le vertige en affrontant le sentiment du vide …

Il y a deux types de religiosités :

- Ceux qui acceptent l’incertitude, la pluralité des vérités et des systèmes de sens, à chacun d’élaborer ses réponses pour son propre compte. Il y a un coût psychologique : l’inquiétude pour l’avenir, le manque de certitudes, la solitude existentielle, une insécurité…

- Ceux qui ont des certitudes, des repères stables, des validations communautaires, institutionnelles…

5 - Nous sommes construits par l’histoire
une histoire familiale, affective, identitaire, en lien avec l’histoire des autres. Nous avons des références en lien avec les grands récits : la Bible, les Evangiles, la vie de Jésus de Nazareth exprimée dans les textes des témoins, la réflexion des philosophes au cours des siècles, les traditions…

6 - La spiritualité c’est la vie de l’esprit.
" La spiritualité, c’est la vie de l’esprit dans son rapport à l’absolu, l’infini, l’éternité " André Comte-Sponville. Les athées n’ont pas moins d’esprit que les autres.

7- Le phénomène religieux est une expérience subjective et affective
" La religion navigue entre la tradition, l’histoire et l’intimité de l’expérience personnelle " Frédéric Lenoir. 
" Le phénomène religieux est une expérience subjective et affective intense de l’individu qui prend conscience d’être relié à des forces qui le dépassent " Frédéric Lenoir. " J’ai dû inventer Dieu vers 9 ans, Dieu est invisible, mais il se perçoit et cette sensorialité symbolise sa présence, une présence sans forme religieuse, je l’éprouvais comme une rencontre parentale qui jouait le rôle sécurisant d’une mère et dynamisant d’un père " Boris Cyrulnick.

8- Nous sommes en quête de sens

- Nous recherchons du sens : une direction, du ressenti, à partir de nos 5 sens et une signification. En partant du réel, du vécu, de nos expériences personnelles et collectives, nous réfléchissons en passant par l’imaginaire et le symbolique. Chacun construit son itinéraire de croyant à partir d’une quête d’identité. Nous partageons cette recherche avec d’autres. Nous rencontrons des témoins.

- Nous sommes dans le cadre du " bricolage " au sens de " l’éloge du bricolage " selon Claude Levi-Strauss (Les sociétés bricolent leurs mythes) : " le bricolage est une science du concret : le bricoleur tente, jour après jour, de faire face aux réalités avec les moyens du bord, le bricoleur interroge un ensemble hétéroclite d’outils et de matériaux qu’il a accumulés en vertu du principe " ça peut toujours servir ", bricoler, c’est inventer, créer…

B - Le Contexte

Les mots ont un sens dans un temps, un contexte. Nous réfléchissons, nous élaborons dans l’aujourd’hui de l’histoire. Quelques thèmes du contexte d’aujourd’hui

1 - La sortie des systèmes idéologiques et religieux, la privatisation de la foi.

2 - L’effondrement des institutions, la dislocation du collectif.

3 - L’hyper-individualisme, le morcellement de la société, la précarité, les inégalités, les superprofits, les Etrangers, les quartiers, la marchandisation : l’homme devient une marchandise… Les catastrophes écologiques qui se multiplient, des continents entiers sont pillés par l’économie néo-libérale, les terrorismes, les multiples menaces, l’incertitude dans l’avenir… Et aussi les multiples engagements humanitaires et militants.

4 - Deux conceptions de l’homme

- L’homme est représenté comme un montage de gènes et de neurones, amené à des conduites sociales par le conditionnement. C’est la représentation scientiste de l’homme neuronal, génétique et comportemental. Cette représentation entraîne un contrôle social, un dépistage généralisé, une rééducation avec des visées de surveillance et de répression. Le néolibéralisme s’appuie sur cette conception de l’humain qui conduit à son instrumentalisation, à sa chosification comme une marchandise.

- L’homme est représenté comme un être complexe et inachevé dépendant d’un environnement social. Il est capable d’évolution, de créativité. Il a des capacités éthiques, il peut se mobiliser pour des valeurs avec aussi des penchants asociaux et destructeurs. Un être en partie obscur à lui-même et aux autres avec un fonctionnement de l’inconscient, mais aussi un sujet désirant capable de choix et d’évolution, capable de changer son environnement, un homme créatif ...

C - Etre créatif

1 - La foi est un cheminement personnel et collectif ...

2 - Valoriser les regroupements ouverts et changeants, les réseaux, les vécus, les témoignages…

3 - Etre en communion dans le partage d’un même Esprit, se rassembler pour partager…

4 - Construire des chemins d’humanisation,
être à l’écoute dans ce qui se vit dans l’humain : la diversité des
engagements, des écrits, des actions pour " devenir plus humain " Yves Burdelot. Soutenir des lieux de rencontre et de créativité.


Méthodologie

1 - Recherche documentaire : rassembler les textes diversifiés qui nous semblent intéressants dans cette recherche, des expressions d’aujourd’hui, des textes créatifs, des célébrations…

2 - A partir de nos expériences humaines, de nos histoires et de nos références, dire, écrire, élaborer une réflexion, des concepts qui disent, expriment nos convictions, nos croyances. Rechercher et exprimer le sens pour notre vie dans le contexte sociétal actuel en lien avec l’histoire et l’Esprit de l’Evangile.

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 09:08

La Libre pensée chrétienne fut fondée en 1991 par le père André Verhayen (1925-2007) lorsque celui-ci prit sa retraite. Il obtint alors l’autorisation de la part de l’archevêque de Bruxelles d’animer un groupe de ses anciens paroissiens. Les réunions se firent et se font toujours le premier samedi du mois à 15 heures (sauf en juillet et en août), au 115 de l’avenue Wannecouter, 1020 Laeken- Bruxelles (trams 19, 23 et 4, arrêt à De Wand, bus 53, arrêt à Pagodes).


L’année 2007 voit la disparition successive du fondateur de ce mouvement (le 23 mai 2007) et l’un de ses plus fidèles collaborateurs, André Hannert (1929 – 4 décembre 2007). La relève est prise par Christiane et Herman Van den Meersschaut-Janssens, qui étaient déjà dans le comité de rédaction du bulletin. Depuis, un comité de gestion et un nouveau comité de rédaction ont été mis sur place, deux numéros sont sortis et un site a été ouvert
http://librepenseechretienne.over-blog.com.

Christiane et Herman Van den Meersschaut lors des obsèques de Pierre Bailleux au crématorium d'Uccle, à Bruxelles, le mercredi 6 février 2008. Photo Jean-Claude Barbier

Ce qui était un bulletin (depuis Pentecôte 1991) est devenu une véritable revue trimestrielle que l’on peut obtenir sur abonnement par voie postale (10 euros pour la Belgique, 13 pour l’étranger - à verser au compte Libre Pensée Chrétienne, Compte 068-2487291-44, IBAN : BE55-0682-4872-9144, BIC : GKCCBEBB, Banque Dexia), ou bien gratuitement par courrier électronique sur simple demande. Contact : librepc@tele2allin.be 

Le sommaire des deux premiers numéros

n° 1, mars 2008 : Editorial par Christiane Van den Meersschaut-Janssens, Le mot d’André Verheyen, Hommage et reconnaissance à André Hannaert par Christiane Van den Meersschaut, Bernadette et Isidore Cordemans, Pas de vraie foi chrétienne sans liberté ! par Philippe de Briey, Sur l’avenir du christianisme ... et le nôtre par Edouard Mairlot, Alliance et Liberté par Christian Bassine, La conversion ... de Jésus (Matthieu 15, 21 à 28) par Herman Van den Meersschaut, Une " Pensée Libre " en "Christianisme" ? par Alain Dupuis, Quelques livres (Jacques Giri, aux éditions Karthala, 2007 : "Les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme, Enquête sur les recherches récentes" ; "Jésus parlait en araméen" de Eric Edelmann, Edition Pocket n°11672 ; "Le Christ philosophe" de Frédéric Lenoir, Plon 2007) ; courrier des lecteurs ; échos des rencontres du premier samedi (5 janvier et 2 février 2008) par Christiane Van den Meersschaut.

n° 2, juin 2008 : Editorial par Christiane et Herman Van den Meersschaut, Le mot d’André Verheyen, Parole de Dieu ? Ou "tradition" des hommes ? par Alain Dupuis, Miracles ? Mythes et réalité par Herman van den Meersschaut ; Reconstituer la scène - pour comprendre la Cène par Odette Mainville, Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? par Christiane Janssens-VdM, Jésus est vivant : une approche par Edouard Mairlot, Renaître pour être par Christian Bassine ; Cheminer avec Eugen Drewermann par Francis Van Dam, Quelques livres (Méditations d’un chrétien du 20e siècle de Marcel Légaut aux éditions Aubier Montaigne, A la recherche de la source de Jean-Marc Babut, collection "Initiation biblique", au Cerf) ; Un Best-seller : "Le Christ Philosophe" par Christian Bassine, Echos des rencontres du premier samedi (1er mars, 5 avril et 3 mai 2008) par Christiane Van den Meersschaut, Notre Père par Marcel Brouwer, courrier des lecteurs, Dix raisons pour rejoindre la Libre Pensée Chrétienne par André Verheyen

Les chrétiens unitariens sont en compagnonnage spirituel et fraternel avec la Libre pensée chrétienne. Voir dans les informations de la Correspondance unitarienne n° 29, mars 2004
et n° postérieurs, et dans les Actualités unitariennes :
La Libre pensée chrétienne vient de perdre son fondateur ", vendredi 25 mai 07,
La Libre pensée chrétienne continue ses activités ", samedi 1er décembre 07

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 10:43

Ce sera le thème particulièrement audacieux qui sera traité par l’association " Prêtres mariés France-Nord / Chemins nouveaux ", membre de la Fédération des réseaux des parvis, lors de sa rencontre le dimanche 5 octobre prochain à Paris, de 9h15 à 16h30, à la Maison de la Salle 78A, rue de Sèvres (au fond de la cour), dans le 6ème (métro DUROC).

Mis hors cadre par leur propre Eglise, déboutés de leur ministère, mis au chômage sans ménagement, meurtris dans leur vocation, les prêtres mariés ont le choix entre ne plus être prêtre, tourner la page définitivement comme on dit, ou bien maintenir leur vocation, être en quelque sorte de nouveaux prêtres, avec un autre ministère. Ceux-ci ne restent pas isolés, mais se coordonnent au sein de réseaux, dont cette association est la plus active.

"Son but est de favoriser - très librement - les contacts et la rencontre entre personnes et couples intéressés et/ou concernés par la diversité des engagements et des cheminements humains et spirituels, après la "rupture/continuité autre" d'un précédent engagement ministériel ... "

"France-Nord" pour la partie septentrionale de la France (une autre association existe, basée à Marseille). " Chemins nouveaux " est le titre de leur bulletin.

En quelque sorte un second souffle pour les prêtres mariés de l’Eglise catholique

Le thème sera abordé de 11h à 14h30, avec (formule originale) un débat incluant un repas.
Pour contact et inscription (avant le 25 septembre) : Bernard et Marie-Josèphe Corbineau, 62 avenue Henri Barbusse, 93220 Gagny, tél : 01 43 02 67 34, corbineau.ber@wanadoo.fr


Les chrétiens unitariens encouragent les prêtres mariés dans leur vocation. Par leur compétence théologique, mais aussi par leur expérience pastorale, nous savons qu'ils peuvent apporter un très précieux concours sur le chantier de reconstruction d'un christianisme plus ouvert et plus moderne. Entre autres, les Actualités unitariennes, se sont faites volontiers l'écho du limogeage du père Laclau, curé d'une paroisse du Béarn. Voir notre rubrique "affaire Léon Laclau".

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 13:41
La Traversière, l’une des multiples communautés chrétiennes de base (formée quant à elle en 1974 en Loire-Atlantique) de la mouvance catholique libérale, vient de publier un recueil de 40 poèmes sous le titre de " Sentiers d’humanité " aux éditions de la Coopérative régionale de l’enseignement religieux (CERC), soit 120 p., au prix de 13 euro.

Ce recueil est le fruit de plus de 30 ans d’expérience, de plus de 15 ans de célébration libre de la parole, du pain et du vin au nom de Jésus, et de l’engagement des membres de cette communauté auprès de leurs prochains au sens évangélique du terme. Un recueil " pour dire la saveur de l’existence, la foi inébranlable en l’homme et la quête de Dieu. Des sentiers d’humanité à emprunter librement : seul, pour la méditation et la prière, ou en communauté, pour préparer une célébration ". C’est dire que ces poèmes sont profondément ancrés dans la vie de notre quotidienneté.

Ce recueil est signé Marie-France Billaud (qui en plus a fait les illustrations), Paul Fleuret, Jacqueline Papin et Paulette Radigois. Les textes sont d’eux ou encore d’amis qui fréquentent leur communauté ou qui l’ont croisée : Gilles Baudry, Michel Bégaud, Gisèle Mathieu, Jacques Musset, Paul Noblet.

Bernard Feillet
, écrivain, prêtre et lui-même fondateur en 1969 d’une communauté de base, en a écrite la préface : " Toute célébration, quel que soit le cadre liturgique, devrait favoriser l’expression de cette respiration de l’unique (…) Les poèmes ici publiés relèvent de cette inspiration. Ils témoignent d’une vie personnelle, d’un désir de partage, d’une émotion vivante, d’une prière libérée. Ils sont aussi le signe que ce qui fait la foi de chacun ne peut être retenu dans des formules  figées par le temps ".

Chaque poème est aisément accessible grâce à deux classements en fin d’ouvrage, l’un thématique et l’autre les reliant au calendrier liturgique de l’Eglise et à ses rituels chrétiens (signes pour les uns, sacrements pour d’autres).

En partenariat avec la librairie Siloë LIS, une présentation officielle de cet ouvrage aura lieu le samedi 31 mai 2008 de 10h à 18h, salle de l'Abbé Grégoire, 2 bis, rue Clémenceau, à Nantes. Séance de dédicace, lecture de textes et exposition des toiles originales de Marie-France Billaud.

Le CERC diffuse ses ouvrages dans les librairies religieuses, dans ses points de vente localisés à l’ouest d’une ligne Amiens-Montpellier (voir la carte
) et au Canada en partenariat avec les éditions MediasPaul (3965, boulevard Henri-Bourassa Est, Montréal-Nord, QC Canada) H1H 1L1, tél : (514) 322-7341, Fax : (514) 322-4281). Contact : relations.commerciales@editions-crer.fr

Merci aux auteurs de nous aider ainsi à méditer et à prier, à mieux dire notre foi, à célébrer dans la joie ce Dieu qui nous a donné la Vie.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 14:33

Un militant, c’est une lumière dans la nuitMichel-Lewis-Les-yeux-de-J-sus.jpeg
Une lumière qui ne sert
Qu’à ceux qui cherchent leur chemin.

Un militant, c’est une musique
Qui donne le rythme 
Et qui entraîne.

Un militant, c’est un enfant
Qui pose la même question 
Mille fois s’il le faut

Un militant, c’est un rocher
Dans la tempête
Une bouée sur la mer.

Un militant, c’est comme le vent
Il caresse et il fouette
Et il empêche de dormir.

Un militant, c’est un homme qui lutte
Malgré la peur
Et malgré la solitude.

Un militant, c’est un écho
Qui empêche le cri
De mourir.

Un militant, c’est un homme 
Perdu dans un désert
Surpeuplé.

Un militant ? c’est un fleuve
Dont la puissance 
Vient de ses affluents.

René Lelièvre (prêtre-ouvrier du Nord)


René Lelièvre est un ami prêtre-ouvrier qui, comme beaucoup d'entre nous, sait de quoi il parle et ce que signifie "résister" ! En hommage à tous ceux qui, contre vents et marées ... Fraternellement Yves Grelet (Fédération des réseaux des parvis)

photo : peinture de Michel Lewis, Jésus

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 18:34

Lettre ouverte adressée aux évêques de France 
par l’association 
" Nous sommes aussi l’Eglise "
 


C’est avec joie que nous avons reçu le rapport des dominicains hollandais "Kerk en Ambt " (l’Eglise et le ministère). Les situations décrites et les questions soulevées sont en effet directement transposables à la France.

Le vieillissement des prêtres, sans renouvellement, constitue une crise grave. Comme vous, nous avons vu nos communautés privées progressivement des services d’un prêtre ordonné. Chrétiens " de la base ", nous sommes en droit de vous interpeller avec liberté et respect : malgré de nombreux cris d’alarme, n’avez-vous pas nié la crise et préféré garder le silence plutôt que de déplaire à Rome, laissant les communautés se débrouiller elles-mêmes, souvent sans eucharistie ? Avez-vous perçu le côté positif de la crise qui nous pousse à nous adapter à la situation nouvelle de l’Eglise dans un monde qui a changé ?

 

Nous ne sous-estimons pas les difficultés liées à la charge épiscopale. Mais il nous faut avancer. Le grand mérite des auteurs du rapport hollandais est d’avoir eu le courage de le rendre public. Les langues se délient. Les questions posées suscitent échanges et discussions : comment laisser les communautés choisir démocratiquement leurs responsables et celles ou ceux qui présideront l'eucharistie et les sacrements qu'elles célèbrent ? Est-il nécessaire de les recruter parmi des hommes célibataires engagés à vie ? Quel est le statut des femmes ? Faut-il donner priorité à la prêtrise dans sa forme actuelle contre le droit des communautés à l'eucharistie ? Ne faut-il pas revoir l'exercice du pouvoir dans l'Eglise ? etc.

 

Le chantier est immense. Il est ouvert à toutes et à tous. Comme le dit le dominicain français Hervé Legrand, pourtant très critique par rapport au texte de ses frères hollandais : " On doit donner acte aux autorités provinciales que leur cri d’alarme est justifié en tant que tel […] Maintenant que le débat est lancé autour de cette démarche et de sa réponse, il convient de le mener selon des règles claires et adéquates, comme tout débat méritant ce nom ".

 

La requête que nous vous adressons est simple : que vous mettiez en place une large confrontation à l’intérieur de la communauté et que vous en stimuliez les débats. Loin d’être une menace pour l’Eglise, il s’agit d’une véritable aubaine dont il faut savoir profiter.

 

" Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière " (Jn 16 :13)

 

  

Note à l’intention des journalistes

Un cri d’alarme est lancé par des chrétiens catholiques. Face à la crise profonde de l’Eglise ils interpellent leurs évêques et leur demandent d’ouvrir un large débat sur l’Eglise dans le monde de ce temps à partir d’un rapport que les dominicains de la Province de Hollande ont largement diffusé dans les paroisses de leur pays. Ce texte, intitulé " Eglise et ministère " pose publiquement des questions brûlantes concernant le statut des prêtres ordonnés et le pouvoir clérical. 

Il propose, par exemple, que les futurs responsables des communautés soient choisis démocratiquement par la base, avant d’être présentés à l’évêque ; ils ne seraient plus obligatoirement de sexe masculin et célibataires. Loin d’être anodines, ces questions et beaucoup d’autres, touchent des points extrêmement sensibles et révélateurs de profonds changements des mentalités qui vont de pair avec l’évolution de nos sociétés. Il ne devrait plus être possible de dire " Eglise " en pensant " Institution " ou " Hiérarchie ".

Elle est bien plus que cela.

Vous trouverez ces différents textes sur le site www.nsae.fr.


Les 1er et 2 décembre 07, dans sa rubrique "catholiques libres en action", les Actualités unitariennes se sont déjà faites l'écho de l'initiative de dominicains néerlandais demandant que des laïcs président aux assemblées eucharistiques et consacrent les espèces dès lors qu'il n'y a pas de prêtre disponible :

" lorsque les dominicains néerlandais posent de bonnes questions"
" lorsque les catholiques votent avec leurs pieds aux Pays-Bas ou ailleurs"
" l'enjeu eucharistique aux Pays-Bas : un prêtre ou un laic pour présider l'assemblée ?"
" les dominicains persistent et signent"

 

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 15:49

PERSPECTIVES POUR UN CATHOLICISME RENOUVELÉ

Inquiète du virage qui s’effectue dans l’Eglise catholique par les orientations et décisions prises par le Pape Benoît XVI en rupture avec l’esprit du Concile Vatican II, l’association Chrétiens sans Frontières 95, membre de la fédération Réseaux du Parvis, invite les chrétiens à entrer en résistance en utilisant les moyens les plus efficaces pour être entendus de l’ensemble des chrétiens et des autorités religieuses.

En dénonçant

Toutes formes d’intégrisme, de fanatisme. 
Toute atteinte à la liberté de penser, d’écrire, de prier, d’aimer. 
Toutes formes d’autoritarisme et tout abus de pouvoir de la part de ceux et celles qui exercent des responsabilités. 
Toute discrimination de caractère culturel ou sexuel. 

En proposant 

de vivre selon l’esprit du Concile Vatican II et de l’Evangile :

En accueillant 

avec intérêt, curiosité, sympathie et bienveillance la pensée et la vie des femmes et des hommes d’aujourd’hui sans jamais se départir d’un sain esprit critique à la lumière du message évangélique.

En invitant 

chacun/e à prendre ses responsabilités pour participer activement à la construction d’une civilisation de l’amour, basée sur la paix, la justice, la solidarité et la fraternité.
  


Theologie-de-la-lib--ration--hors-s--rie-du-Parvis.jpgEn soutenant 

toute initiative laïque au service de l’homme, en participant aux mouvements de libération.

En découvrant 

que le pluralisme dans la manière de vivre la relation à Dieu et aux autres peut être source d’enrichissement mutuel, ce qui suppose de renoncer à détenir une vérité 
définitive et absolue, en particulier sur tout ce qui concerne les redoutables questions du début et de la fin de vie.

En appelant 

à un fonctionnement plus démocratique et plus fraternel de l’Eglise, en accord avec la Déclaration des Droits de l’Homme, avec des espaces de débats, de prises de décisions collectives. Que les femmes y aient toute leur place : qu’elles puissent exercer toute fonction nécessaire au service des communautés chrétiennes.

En participant 

à l’existence de lieux d’Eglise où puissent se retrouver celles et ceux qui veulent travailler selon ces perspectives, célébrer autrement et se conforter dans ce combat de résistance, enraciné dans la foi en Jésus-Christ.

" L’Eglise s’invente également en marge ", " Il faut déjà rêver de ce qui pourra venir après, qui se prépare discrètement et qui nous surprendra peut-être ! " (Golias).
 

Contact : CsF95@orange.fr ou Jacqueline SEBBEN – 5, rue de Grenoble – 95100 ARGENTEUIL 


Les chrétiens sans frontières du Val d'Oise (CsF 95) sont membres de la Fédération du Parvis

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 15:32

S'inspirant de la proposition de manifeste de Golias " Pour un Catholicisme moderne " (n° 114bis) et d'un article de la Revue Jonas " Un autre schisme " (n°133), des membres de Chrétiens sans Frontières du Val d'Oise (CsF 95) invitent à diffuser largement le texte suivant et plus particulièrement les perspectives qui en découlent. 

ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE DU CATHOLICISME

Une suite de décisions et de documents romains viennent de mettre en lumière les orientations que Benoît XVI prétend mettre en oeuvre. Par leur contenu, celles-ci mettent fin aux orientations du Concile Vatican II et ouvrent une ère de restauration, au risque de provoquer un nouveau schisme ou le détournement d'un certain nombre de chrétiens de l'Eglise vers d'autres formes et lieux de spiritualité.

Aussi, dans un premier temps, il parait important de se demander " comment en est-on arrivé là ? "

Une première cause est une mutation globale de la société qui a échappé à l'attention de nos responsables religieux ou dont ils n'ont pas voulu tenir compte, car remettant en cause leur rôle et leur formation. Ainsi on a pu constater " un moindre engouement pour ce qui est collectif " et un phénomène d'individualisation. Cela a abouti à de nouvelles formes de regroupement : limité dans le temps et dans l'objectif à atteindre ou encore en réseaux.

La deuxième cause est " la pauvreté du langage chrétien actuel ". Ni la symbolique, ni l'émotion, ni l'imaginaire n'y retrouvent leur compte ! La créativité, quand elle arrive à s'exercer, est objet de suspicion voire de rejet non seulement de la part de certaines autorités religieuses mais aussi d'une partie des catholiques encore pratiquants. La liturgie est devenue souvent cérébrale, ennuyeuse, sans lien réel avec la vie des femmes et des hommes de notre temps !

La troisième cause est que, tout en se prétendant " ouverts ", des prêtres mais aussi des laïcs en responsabilité sont directifs voire autoritaires.

Des théologiens se sont autocensurés de peur d'être sanctionnés ou se sont contentés à être " la voix de son maître ". 

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militante catholique épuisée pour avoir dû monter trop d'étages ! 

De grands " rassemblements télévisuels " ont tenté de cacher la réalité : le peu de présence active
des 18-35 ans, ce qui hypothèque gravement l'avenir des communautés chrétiennes. Enfin, les évêques, sauf quelques rares personnalités, n'ont pas osé ouvrir une forme de ministère pastoral renouvelé. De ce fait, chrétiens en responsabilité et prêtres se sont épuisés à la tâche ou se sont découragés devant le peu de succès apostolique et le manque de relève.

Cette dévitalisation de forces vives a permis à une alternative de type conservateur voire intégriste d'occuper le terrain. La nostalgie d'un passé idéalisé a envahi certains esprits. " Un moralisme coincé, anachronique, inhumain et parfois hypocrite " en particulier dans le domaine de la sexualité s'est affiché. Joseph Ratzinger, par sa rigidité doctrinale et morale, a conforté cette évolution.

Or on ne peut enfermer le mystère chrétien dans des formules, des rites et des prescriptions qui ont été élaborés en fonction de la culture d’autres époques. Ils se révèlent bien souvent inadaptés pour la mission de l'Eglise : transmettre et faire vivre pour nos contemporains le message d'amour de Jésus-Christ.

Ce constat affligeant amène à formuler quelques perspectives de résistance et d'ouverture à notre monde contemporain. C'est l'objet de la deuxième partie de ce Manifeste. [à suivre]

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 17:11
Le protestantisme multiplie sans fin les Eglises chaque fois qu’il y a une question théologique abordée d’une façon un peu différente ou chaque fois qu’il y a un nouveau style, un peu différent des autres, ou bien tout simplement lorsqu’un nouvel entrepreneur religieux se dit charismatique (" évangélique " selon le terme en usage chez les protestants). Pour lui, les Eglises institutionnelles, toutes humaines, visibles, sont plurielles, mais l'Eglise " spirituelle" du Christ  reste indemne, toute immaculée d’unité ... même si elle est parfaitement invisible !


un-trois-m--ts--r--duction-50-.JPGcabotons, cabotons le long des rivages (et dans ce cas a-t-on besoin du Saint-Esprit ?) où bien faut-il larguer les amarres sous le souffle de Dieu (selon l'expression des unitariens) ?

 

L’Eglise catholique, quant à elle, veut maintenir l’unité (toute fictive) d'une Eglise terrestre qui se veut à l’image de l’Eglise céleste (du moins le troupeau restant car les nombreuses branches hérétiques ont été auparavant élaguées !). 


Elle a ainsi un formidable savoir faire pour gérer la diversité en son sein. Que l’on voit la pléiade de congrégations religieuses dont beaucoup empruntent le même registre mais où, cependant, nombre d’entre elles font preuve d’originalité, de créativité, de spécificité et contribuent activement aux progrès de la pensée. Certes les styles et les domaines d’activités se heurtaient parfois ; ils étaient vite régulés par l’évêque du lieu ou au niveau papal. 


Ainsi en a-t-il été récemment de l’encadrement en douceur des mouvements charismatiques, de la mise sous boisseau de la théologie de la libération en Amérique latine avec l'aide de l'Opus Déi, de la récupération fort diplomatique des traditionalistes anti-Vatican II.


Mais qu’en sera-t-il demain avec les laïcs autonomes ? Les dominicains néerlandais nous le disent : nous assistons à une forte poussée par le bas des fidèles qui, à défaut de prêtres, souhaitent des services locaux. Le monopole des prêtres est battu en brèche tout simplement parce que la crise des vocations - en Europe occidentale et au Canada, et seulement dans ces pays là – met pratiquement en déroute l’organisation cléricale des Eglises – toujours pour ces mêmes pays.


Bien sûr que le Vatican va se crisper, mais qu’y pourra-t-il ? Le sol ne va-t-il pas se dérober sous ses pieds ? Ne va-t-il pas parler de plus en plus dans le vide ? 


Le relativisme théologique tant redouté par Benoît XVI prend le contour mou des nécessités pratiques : les catholiques sont habitués à une eucharistie dominicale. Or depuis que les laïcs sont habilités à aller porter la communion aux malades et aux handicapés à leur domicile, ils savent qu’ils ne sont pas manchots et peuvent retrousser leurs manches. Si le prêtre est absent, " on " fera quand même la communion avec des hosties préalablement consacrées, et ainsi de suite.


La corde va se tendre, mais le Vatican sera bien obligé d’obtempérer tout en multipliant les discours de précautions.


A défaut de débats ouverts et de synodes attentifs aux réalités et à l’expression des fidèles, c’est par les contraintes bassement matérielles que l’Eglise catholique avancera ... tout en prétendant, bien entendu, que l’Esprit-Saint souffle en ses voiles !

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