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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 04:39
Le synode des évêques de 2005 a travaillé sur les questions soulevées par les dominicains hollandais et en a tiré des indications radicalement différentes.


Dans l’exhortation apostolique post-synodale "Sacramentum caritatis", Benoît XVI a consacré le paragraphe 75 aux "assemblées dominicales en l’absence de prêtre". Le voici :


beno_t_xvi_dit_non_et_redit_non__dessin_de_ghertman_paru_dans_le_canard_encha_n__du_21_mars_07.jpg"Redécouvrant le sens de la célébration dominicale pour la vie des chrétiens, il est naturel de se poser le problème de ces communautés chrétiennes où manque le prêtre et où il n'est donc pas possible de célébrer la Messe le Jour du Seigneur. 


Il faut dire, à ce propos, que nous nous trouvons face à des situations très différentes les unes des autres. Le Synode a tout d'abord recommandé aux fidèles de se rendre dans une des églises du diocèse où est garantie la présence du prêtre, même quand cela demande un certain sacrifice. Là où, par contre, les grandes distances rendent pratiquement impossible la participation à l'Eucharistie dominicale, il est important que les communautés chrétiennes se rassemblent également pour louer le Seigneur et pour faire mémoire du jour qui lui est consacré. 


Cela devra cependant se réaliser dans le cadre d'une instruction appropriée sur la différence entre la Messe et les assemblées dominicales en absence de prêtre. Le soin pastoral de l'Église doit s'exprimer dans ce cas en veillant à ce que la liturgie de la Parole, organisée sous la présidence d'un diacre ou d'un responsable de la communauté à qui ce ministère a été régulièrement confié par l'autorité compétente, se déroule selon un rituel spécifique, élaboré par les Conférences épiscopales et approuvé par elles à cette fin. Je rappelle que concéder la faculté de distribuer la communion dans ces liturgies revient aux Ordinaires, qui évalueront attentivement l'opportunité des choix à effectuer. En outre, on doit faire en sorte que de telles assemblées n'entraînent pas de confusion sur le rôle central du prêtre et sur l'aspect sacramentel dans la vie de l'Église. 


L'importance du rôle des laïcs, que l'on doit justement remercier de leur générosité au service des communautés chrétiennes, ne peut jamais occulter le ministère irremplaçable des prêtres pour la vie de l'Église. On veillera donc avec attention à ce que les assemblées en absence de prêtre ne donnent pas prise à des visions ecclésiologiques qui ne seraient pas fidèles à la vérité de l'Évangile et à la tradition de l'Église. Elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu'il envoie de saints prêtres selon son cœur. 


À ce sujet, ce qu'écrivait le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 1979, est particulièrement émouvant, rappelant les lieux où les fidèles, privés de prêtre par un régime dictatorial, se réunissaient dans une église ou dans un sanctuaire, mettaient sur l’autel une étole qu'ils conservaient encore et récitaient les prières de la liturgie eucharistique, faisant silence 'au moment qui correspondrait à la transsubstantiation', témoignant qu'ils désiraient 'ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d'un prêtre peuvent prononcer efficacement'. 


Dans cette perspective, étant donné le bien incomparable qui découle de la célébration du Sacrifice eucharistique, je demande à tous les prêtres une disponibilité effective et concrète pour visiter le plus souvent possible les communautés qui sont confiées à leur soin pastoral, pour qu'elles ne restent pas trop longtemps sans le Sacrement de la charité".



En se mettant en dehors de toute hiérarchie, en toute indépendance et créativité, la Fédération des réseaux du Parvis (mouvance catholique libérale en France), s'est mise fort judicieusement à l'abri des coups de crosse, qu'ils soient donnés par en dessus ou par en dessous. Elle peut donc continuer à célébrer en toute liberté !
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 04:20
Par Sandro Magister, à Rome, le 3 octobre 2007 – 


Lorsqu’il a redonné pleinement droit de cité à l’ancien rite de la messe, par le motu proprio "Summorum Pontificum", Benoît XVI a dit qu’il voulait aussi réagir à l’excès de "créativité" dans le rite moderne qui "a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable". Au vu de ce qui se passe dans certaines parties de l’Eglise, cette créativité influe non seulement sur la liturgie mais aussi sur les fondements mêmes de la doctrine catholique.


Kerk---Ambt.jpgNimègue, en Hollande : à l’église des pères augustins, la messe du dimanche est présidée à la fois par un protestant et par un catholique. A tour de rôle, l’un s’occupe de la liturgie de la Parole et du sermon, l’autre de la liturgie eucharistique. Le catholique est presque toujours un simple laïque et souvent une femme. Pour la prière eucharistique, les textes écrits par l’ex-jésuite Huub Oosterhuis sont préférés aux textes du missel. Tous partagent le pain et le vin.

Aucun évêque n’a jamais autorisé cette forme de célébration. Mais le père Lambert van Gelder, l’un des augustins qui s’en font les promoteurs, est certain d’avoir raison: "Dans l’Eglise, différentes formes de participation sont possibles, nous sommes membres de la communauté ecclésiale à part entière. Je ne me considère pas du tout comme schismatique".


En Hollande, toujours, les dominicains sont allés encore plus loin, avec le consentement des provinciaux de l’ordre. Deux semaines avant l’entrée en vigueur du motu proprio "Summorum Pontificium", les dominicains ont distribué dans chacune des 1 300 paroisses catholiques un livret de 38 pages intitulé "Kerk en Ambt", Eglise et ministère. Ils y proposent de transformer en règle générale ce qui se pratique de manière spontanée dans différents endroits.


Les pères dominicains proposent qu’en l’absence de prêtre, une personne choisie par la communauté préside la célébration de la messe: "Peu importe que ce soit un homme ou une femme, un homosexuel ou un hétérosexuel, une personne mariée ou un célibataire". La personne choisie et la communauté sont invitées à prononcer ensemble les paroles de l’institution de l’eucharistie: "Prononcer ces paroles n’est pas une prérogative réservée au prêtre. De telles paroles constituent l’expression consciente de la foi de la communauté toute entière".


Le livret s’ouvre sur l’approbation explicite des supérieurs de la province hollandaise des dominicains. Les premières pages sont consacrées à la description de ce qui se produit le dimanche dans les églises de Hollande.


Par manque de prêtres, la messe n’est pas célébrée dans toutes les églises. De 2002 à 2004, le nombre total des messes dominicales en Hollande est passé de 2 200 à 1 900. En revanche, au cours de la même période, le nombre de "services de Parole et de communion" est passé de 550 à 630. Il s’agit de liturgies de substitution, sans prêtre et donc sans célébration sacramentelle, où la communion se fait avec des hosties consacrées précédemment.


Dans certaines églises, la distinction entre la messe et le rite de substitution est clairement perçue par les fidèles. Mais ce n’est pas le cas dans d’autres églises, où les deux sont considérés comme étant de valeur égale et totalement interchangeables. Le fait que ce soit un groupe de fidèles qui désigne l’homme ou la femme qui conduira la liturgie de substitution renforce chez les fidèles eux-mêmes l’idée que leur choix "d’en bas" est plus important que l’envoi d’un prêtre de l’extérieur et "d’en haut".


Il en va de même pour la formulation des prières et pour l’organisation du rite. On préfère donner libre cours à la créativité. Au cours de la messe, les paroles de la consécration sont souvent remplacées par "des expressions plus faciles à comprendre et plus en accord avec l’expérience moderne de la foi". Dans le rite de substitution, il est fréquent que, pour la distribution de la communion, des hosties non consacrées soient ajoutées à celles consacrées.


Dans ces comportements, les dominicains distinguent trois attentes très répandues :

- que les hommes et les femmes auxquels est confiée la présidence de la célébration eucharistique soient choisis "d’en bas";

- que, de préférence, "ce choix soit suivi par une confirmation, une bénédiction, ou une ordination de la part des autorités de l’Eglise";

- que les paroles de la consécration "soient prononcées tant par ceux qui président l’eucharistie que par la communauté dont ils font partie".


De l’avis des dominicains hollandais, ces trois attentes s’appuient largement sur le Concile Vatican II. Selon eux, le geste décisif du Concile a été de placer, dans la constitution sur l’Eglise, le chapitre sur le "peuple de Dieu" avant celui sur "l’organisation hiérarchique constituée du haut vers le bas par le pape et les évêques". Cela implique de remplacer l’Eglise "pyramide" par une Eglise "corps", avec le laïcat comme figure centrale, ce qui implique aussi une vision différente de l’eucharistie.


L’idée que la messe soit un "sacrifice" – affirment les dominicains hollandais – est également liée à un modèle "vertical", hiérarchique, où seul le prêtre peut prononcer de manière valide les paroles de la consécration. Un prêtre qui doit être un homme et célibataire, comme le prescrit "une théorie archaïque de la sexualité".


En revanche, du modèle de l’Eglise "peuple de Dieu" dérive une vision plus libre et paritaire de l’eucharistie: comme un simple "partage du pain et du vin entre frères et sœurs au milieu desquels se trouve Jésus", comme une "table ouverte également à des personnes de traditions religieuses différentes".


L’opuscule des dominicains hollandais s’achève en exhortant les paroisses à choisir "par en bas" les personnes destinées à présider l’eucharistie. Dans le cas où, pour des raisons de discipline, l’évêque ne confirmerait pas ces personnes – parce qu’elles sont mariées ou parce que ce sont des femmes – les paroisses suivraient de toute façon leur route: "Que ces personnes sachent qu’elles sont, quoi qu’il arrive, habilitées à célébrer une eucharistie réelle et authentique à chaque fois qu’elles se réunissent en prière et partagent le pain et le vin".


Les auteurs du livret sont les pères Harrie Salemans, curé à Utrecht, Jan Nieuwenhuis, ancien directeur du centre œcuménique des dominicains d’Amsterdam, André Lascaris et Ad Willems, ancien professeur de théologie à l’université de Nimègue. Un autre théologien dominicain hollandais, plus célèbre, se distingue dans leur bibliographie de référence : Edward Schillebeeckx, 93 ans. Dans les années 80, il a été soumis à examen par la congrégation pour la doctrine de la foi pour des thèses proches de celles aujourd’hui réunies dans l’opuscule.


La conférence des évêques de Hollande se garde de donner une réponse officielle. Mais elle a déjà fait savoir que la proposition des dominicains apparaît "en opposition avec la doctrine de l’Eglise catholique".

A Rome, la curie généralice des dominicains a faiblement réagi. Dans un communiqué daté du 18 septembre – non publié sur le site de l’ordre – elle a défini le livret comme une "surprise" et a pris ses distances par rapport à la "solution" proposée. Mais elle a déclaré de partager "l’inquiétude" des confrères hollandais quant à la rareté des prêtres: "Il se peut qu’ils aient l’impression que les autorités de l’Eglise n’ont pas suffisamment travaillé la question et, par conséquent, qu’ils poussent à un dialogue plus ouvert. [...] Nous pensons qu’il faut répondre à cette inquiétude par une réflexion théologique et pastorale prudente entre l’Eglise toute entière et l’ordre dominicain".


En Hollande, les dominicains ont annoncé une réimpression prochaine du livret. Les 2 500 premiers exemplaires ont été très vite épuisés.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 19:13
" Aux Pays-Bas, le nombre de célébrations eucharistiques (au week-end) est tombé entre 2002 et 2004 environ de 2200 à 1900 ; le nombre de services de la Parole et de la Communion [présidés par un laïc en l’absence de prêtre] est monté pendant la même période de 550 à 630. Dans la plupart des diocèses néerlandais, le nombre de ces services est à peu près la moitié de celui des célébrations eucharistiques. 


communion-avec-le-pain-et-le-vin--eucharistie.jpgDans le diocèse d'Utrecht (165 célébrations chaque week-end en 2004) et dans celui de Breda (70) le nombre des services est plus élevé. C'est dans le diocèse de Bois-le-Duc que le glissement des célébrations eucharistiques vers les services de la Parole et de la Communion est le plus élevé en 2004 : il y a eu chaque week-end 95 célébrations eucharistiques de moins qu'en 2003 et 50 services de plus. Le diocèse de Groningen/Leeuwarden bat tous les autres : le nombre des services de la Parole et de la Communion est égal aux Eucharisties dans cette région à celui , soit 50 chaque week-end.


On trouve dans le diocèse de Roermond non seulement le nombre le plus élevé d'Eucharisties, soit 530 chaque week-end en 2004, mais aussi de très loin le plus faible nombre de services de la Parole et de la Communion. Selon le porte parole du diocèse, Bemelmans, une partie de l'explication tient au petit nombre d'agents pastoraux actifs dans le diocèse. " Mais c'est aussi dû à notre politique de découragement. Nous qualifions ces services d' 'Eucharisties à trou' ". La situation dans le diocèse de Roermond est relativement favorable, car il dispose d'assez de prêtres pour avoir une célébration eucharistique chaque week-end dans chaque paroisse. Bemelmans : " Mais nous avons dû
, nous aussi, fermer des églises, une vingtaine ces dix dernières années. Pendant des années, nous avons poussé les paroisses à réduire le nombre de célébrations : mieux vaut une seule Messe véritable chaque week-end. Et nous importons des prêtres de l'étranger, par exemple d'Inde ou d'Argentine ". Seuls les diocèses de Haarlem et d'Utrecht ont réussi à réduire le nombre de services alternatifs en 2004 et même à augmenter légèrement le nombre d'Eucharisties. " Nous sommes fermement décidés à réduire encore le nombre de services de la Parole et de la Communion", déclare Wim Peeters, porte-parole du diocèse de Haarlem.


On pourrait difficilement trouver mieux que ces chiffres pour formuler l'écart toujours plus grand entre l'église de base et la politique de l'autorité ecclésiale. La différence est frappante entre d'un côté la vue très stricte sur l'Eglise, les célébrations liturgiques et le ministère et, de l'autre côté, les vues divergentes et les pratiques fréquentes dans le champ pastoral. Les informations régulières sur ce sujet dans les journaux, les périodiques, à la télé et dans les sondages que ce comité a réalisés antérieurement ne laissent aucune place au doute sur ce point. "



D’après une enquête faite par les dominicains néerlandais en leur pays et traduite en français par " Nous sommes aussi l’Eglise ", voir nos messages précédents.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:41

Dordrecht--27-octobre-07----glise-transform--e-en-magasin--format-r--duit.JPGalternative à la fermeture des églises paroissiales : les vendre (ou les louer) aux commerçants ! Ici à Dordrecht, en Hollande, en plein centre ville. 

photo Jean-Claude Barbier (2007)



Les catholiques, c’est bien connu, n’osent pas contredire leur pape et leurs évêques, mais ronchonnent et râlent dans leur coin, par derrière, sinon quittent leur bateau sur la pointe des pieds. En France, ils n’ont pas moufté lorsqu’on leur a fermé leur lieux de culte le dimanche matin sous prétexte qu’il n’y avait pas assez de prêtres et qu’il fallait " regrouper les paroisses ".

Mieux, ou pire, les synodes diocésains, noyés sous le nombre de dévots et de bénis oui-oui, n’ont fait entendre aucune voix discordante, bien conduits qu’ils étaient sous la houlette des évêques et de leurs assistants. Assurément, les débats ouverts ne sont pas le fort des milieux catholiques par trop habitués à une longue obéissance de type cléricale. On explique doctement aux ouailles que l’Eglise du Christ n’est pas une démocratie ... Serait-ce alors une monarchie papale ? une théocratie ? çà, on n'ose le dire franchement ...
 

La Correspondance unitarienne * s’était étonnée en son temps de cette fermeture d’églises paroissiales allant à l’encontre des services de proximité, de la convivialité villageoise, des identités locales, et, au-delà des seuls fidèles, de la fierté d’un patrimoine architectural et d’une histoire particulière.

* "Urgent ! des communautés de base, bon Dieu ! pour ne pas laisser tomber nos lieux de culte", Jean-Claude Barbier, n° 21, juillet 2003.


Et voilà que les rares prêtres restant, comme des facteurs, se sont mis à circuler à vive allure entre des lieux de culte de plus en plus éloignés afin d’aller y donner les sacrements, car il paraît que, sans eux, ces dits sacrements ne seraient pas valables. Les laïcs seraient-ils donc trop nuls ? pas assez baptisés (malgré le sacrement de confirmation qui pourtant dit bien son nom) ? pas assez purs et saints (par rapport à un chaste clergé) ? pas assez formés (rien ne vaut de longues études de théologie pour ressasser les vieilleries !) ? ou tout simplement pas assez encadrés pour une obéissance à toute épreuve ? trop libres ?


Cette politique de regroupement des paroisses a-t-elle pensé aux braves prêtes desservants en leur fournissant des véhicules en bon état pour leurs tournées incessantes ? en prévoyant des primes de pénibilité ? le paiement des heures sup ? Il paraît que ces derniers se plaignent d’être débordés .. mais ils ne sont pas encore syndiqués !


Et voici que nos dominicains néerlandais soulèvent un lièvre : il paraît que çà ronchonne effectivement dans les chaumières et que, somme toute, nombre de fidèles préfèrent une distribution eucharistique faite par un laïc du coin, rencontrer leurs voisins dans le lieu de culte habituel, plutôt que d’aller se farcir des kilomètres (d’autant plus que les néerlandais pédalent à vélos !) et assister au sein d’une assemblée moins communautaire, sinon anonyme.


Et puis, comme se sont de gros nuls en théologie, ils ne verraient pas très bien, paraît-il, la différence entre une eucharistie déjà consacrée par un prêtre et distribuée par un laïc (en quelque sorte du play-back) et une eucharistie célébrée en direct. Bien entendu, la hiérarchie répète à qui veut l'entendre qu’on ne saurait confondre, que c’est un pis-aller, que rien ne vaut le direct, que " les services de la parole et la communion " constituent seulement un palliatif, en quelque sorte une sous-eucharistie, des trucs que l’on fait en cas d’urgence (comme par exemple le baptême par un laïc – eh oui, c’est dans le Droit canonique de l’Eglise !). Rien n’y fait, car les laïcs sont par ailleurs des têtus … et puis, ils votent avec leurs pieds.
 

Le texte intégrale de l'enquête qui fut menée par les dominicains néerlandais  auprès des paroissiens de leur pays à été traduit en français par "Nous sommes aussi l'Eglise" (NSAE). Il est disponible auprès de Lucienne Gouguenheim ou de la Correspondance unitarienne


En France, c’est depuis belle lurette que la mouvance catholique libérale, réunie au sein de la Fédération des réseaux du Parvis, pratique des célébration libres où le partage du pain et le vin fait signe tout simplement parce que l’assemblée est réunie au nom de Jésus. 

La dernière en date : le culte de clôture de la Rencontre annuelle du Parvis dans les montagnes vosgiennes, près de Saint-Dié, ce dimanche 25 novembre, avec plus de 80 participants (malgré les grèves et autres avatars). 

Moments particulièrement émouvants pour des chrétiens qui redécouvrent le sens de l’eucharistie qui nous réunit tous, par un lien profond, intensément fraternel.


Les chrétiens unitariens s’honorent de participer à la Fédération des réseaux du Parvis
Ils y contribuent à la réflexion théologique qui y est menée 
pour une pratique cultuelle mieux adaptée.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 08:21
L’Eglise et le ministère, vers une Eglise du futur (version française de " Kerk en Ambt"), traduit par Lucienne Gouguenheim à partir de la version anglaise disponible sur le site  http://chiesa.espresso.repubblica.it , relecture par Edith Fèvre-Kuropatwa à partir de la version néerlandaise d'origine, et publié par Nous sommes aussi l'Eglise (NSAE).



Lors du Chapitre provincial des dominicains néerlandais, en juin 2005, des groupes de dominicains hollandais ont proposé la motion suivante : " Nous demandons au Chapitre de mettre en place le plus rapidement possible une commission ou un groupe de travail, auquel sera donné la tâche d'étudier les aspects théologiques de la question suivante : la célébration de l'Eucharistie dépend-elle du ministère d'hommes ordonnés ou est-il possible que des communautés ecclésiales ou les pasteurs qu'elle a désignés célèbrent eux-mêmes l'Eucharistie.


Cette étude devra donner lieu à un document indiquant une direction, proposé par les Dominicains Néerlandais à l'Eglise néerlandaise ".


Lors du Chapitre, la pétition a reçu un soutien tel que la discussion a conduit à une résolution formulée comme suit dans les Actes du chapitre, sous le titre : " Les paroisses à la lumière d'une nouvelle conception de l'Eglise ".


" Un centre de foi et de spiritualité peut être une nouvelle forme d'Eglise. Dans de tels centres, on rencontrera le désir de célébrer l'Eucharistie. Ce désir est déjà là dans les paroisses qui ne peuvent la célébrer parce qu'elles n'ont pas de pasteur ordonné

En conséquence, nous chargeons l'Administration [de la Province Dominicaine des Pays Bas] de mettre en place le plus rapidement possible une commission ou un groupe de travail, auquel sera donné la tâche d'étudier les aspects théologiques de la question suivante : la célébration de l'Eucharistie dépend-elle du ministère d'hommes ordonnés ou est-il possible que des communautés ecclésiales ou les pasteurs qu'elle a désignés célèbrent eux-mêmes l'Eucharistie

Cette étude devra donner lieu à un document indiquant une direction, présenté par les Dominicains néerlandais à l'Eglise néerlandaise, en particulier aux paroisses et aux centres de foi et de spiritualité, avec l'objectif principal d'ouvrir un dialogue auquel tous les intéressés puissent participer. La commission devrait aussi penser à la stratégie qui facilitera ce dialogue ouvert. "


Le texte intégrale de l'enquête qui fut menée par les dominicains néerlandais auprès des paroissiens de leur pays est disponible auprès de Lucienne Gouguenheim ou de la Correspondance unitarienne

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 00:15

Libre pensée chrétienne

Fondateur : André Verheyen (1925-2007)

Pour un discours chrétien crédible

 Chers amis de LPC,

 Nous avons le vif plaisir de reprendre contact avec vous, impressionnés par l’appui enthousiaste que plus de soixante d’entre vous ont marqué quant à la poursuite de la parution de notre bulletin. Nous les remercions chaleureusement pour la sincérité et l’intensité de leurs témoignages.

 C’est donc avec le même enthousiasme que nous nous engageons à continuer notre action en respectant au mieux l’esprit dans lequel travaillait André Verheyen. Fidèle à notre cher fondateur, nous garderons toujours dans le cœur et dans la tête :

"  Que, par souci de fidélité à Jésus et à son message et par souci de crédibilité, La Libre Pensée Chrétienne continuera à proposer les orientations suivantes :

 1. la liberté de pensée qui est un acquis irréversible de l’humanité et une condition essentielle à la démarche de la foi ;

2. une relecture des textes bibliques à la lumière des acquis de l’exégèse contemporaine en refusant tout dogmatisme ;

3. une ouverture œcuménique qui accueille aussi ceux qui, sans se référer à une institution confessionnelle, adhèrent aux valeurs de Justice, d’Amour, de Liberté et de Vérité. "


Nous remercions ceux d’entre vous qui nous ont proposé de collaborer d’une façon ou d’une autre à l’élaboration de la revue, ce qui nous permettra de renforcer et d’élargir notre équipe de rédaction afin de pouvoir assurer la publication d’un bulletin trimestriel à partir de 2008.

 Auparavant, André Verheyen, considérant la revue comme son idéal, son œuvre, son" enfant", prenait en charge la majeure partie des frais d’édition du bulletin et celui-ci était distribué gratuitement. Afin de pouvoir continuer la publication de LPC, sous forme "papier",  nous nous voyons contraints d’instaurer un système de souscription.

Le bulletin (4 numéros par an) sera donc envoyé à tous ceux qui auront versé le montant de l’abonnement avant le 15 janvier 2008 en indiquant leurs nom et adresse en communication (pas de mandat s.v.p.) : Pour la Belgique : 10 €,  Pour l’étranger : 13 €

Tout don ou versement supérieur à ces montants " planchers" seront évidemment les bienvenus.

Le prix de l’abonnement ( frais de port compris)  est à verser sur le compte : Libre Pensée Chrétienne, Berkendallaan,78.B-1800 Vilvoorde, Compte 068-2487291-44, Banque Dexia, IBAN: BE55-0682-4872-9144, BIC : GKCCBEBB. Par ailleurs, ceux qui le souhaitent pourront recevoir la revue (gratuitement) par voie informatique. Si vous êtes dans ce cas, communiquez-nous, s’il vous plaît, votre adresse électronique. Merci.

 Nous voilà donc à nouveau embarqués dans l’aventure LPC, prêts à appareiller et à prendre le large…

L’équipe de LPC, le 30 novembre2007

Editeurs responsables : Christiane et Herman Van den Meersschaut. Rue C. Hoornaert,9 – 1090 Jette, e-mail :  christianehermanvdm@tele2allin.be


 

lpc-logo.jpg

des articles de LPC ont été mis en ligne sur le site de "Profils de libertés", 
ainsi que les activités du mouvement jusqu'en mai 2006.

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 05:21
Dans un texte intitulé " Le projet d’Aparecida " et qui se présente comme un bilan à la fois positif et critique de cette conférence épiscopale à l’échelle du continent latino-américain, le Père José Comblin, au Brésil, à la suite des évêques de son continent, en appelle à une Eglise missionnaire hors paroisse et animée par une théologie de la libération en direction des pauvres. 

croix-huguenote-en-m--tal.jpgUne Eglise où se remettrait à souffler le Saint-Esprit (à savoir, pour les unitariens qui ne font pas du Saint-Esprit une personne distincte, le souffle de Dieu qui est action ). 

Comment, à notre époque, parler à des gens qui sont hors Eglise ? aller à eux ? leur parler de religion dans un monde sécularisé ?


Cet article a été rédigé en portugais et envoyé par son auteur au mouvement También Somos Iglesia-Chile, le 3 août 2007. Il a été traduit en français par Edouard Mairlot (espagnol) et Jean-Loup Robaux (portugais) et mis en ligne par le réseau belge " Pavés ". 


" Pour un Autre Visage d'Église et de Société " ( p.a.v.é.s. ) est le collectif Wallonie-Bruxelles rassemblant une dizaine de groupes de catholiques progressistes, dont certains sont nés spontanément dans la foulée de " l'événement Gaillot " en mars 1995. Le réseau "Pavés" relie des associations qui se sont accordées sur un mode de collaboration : Abrame, Chrétiens en route, Communautés de base, Démocratie dans l’Eglise, Evangile sans frontières, Hors-les-murs, Mouvement chrétien pour la paix, Pavés Hainaut occidental, Réseaux Résistances, Sonalux

pour s'inscrire à sa Newletters mensuelle : info@paves-reseau.be

Ce collectif correspond, en France, à la Fédération des réseaux du Parvis (dont l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU est membre).

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 10:22

Après avoir exercé son ministère pastorale, le père André Verheyen, avec l’accord de l’archevêque de Bruxelles, anima un groupe de ses anciens paroissiens qui était intéressés par ses propos. C’est ainsi que le groupe de la Libre pensée chrétienne (LPC) – qui n’a rien à voir avec une loge maçonnique ! – commença ses activités à la pentecôte 1991 et publia ses premiers bulletins (voir une note de présentation dans La correspondance unitarienne n° 29, mars 2004).

Le groupe ainsi constitué suivit de près la réflexion réformiste de nombre de théologiens et des meilleurs auteurs chrétiens ou autres de notre époque. Jusqu’au bulletin de février 2004, j’avais repéré les auteurs suivants : Jean-Claude Barreau (" Biographie de Jésus "), Maurice Bellet, Bernard Besret, Marie-Emile Boismard, Benjamin Britten, André Chouraqui, Bernard Chouraqui, André Comte-Sponville, Marie De Hennezel, Pierre De Locht (" La foi décantée "), Jean Delumeau, Eugen Drewermann, Jacques Dupuis, Jacques Duquesne, Marc Eyskens (" La foi d’un intellectuel "), Bernard Feuillet, Luc Ferry, Jacques Gaillot, Claude Geffre, Adolphe Gesche, Etty Hillesum, Albert Jacquart, Hans Kung, Marcel Légaut, Jean Mouttapa, Emile Poulat (" L’ère post-chrétienne "), Itzhak Rabin, Matthieu Ricard, Gabriel Ringlet, Donald Spoto " Un inconnu nommé Jésus ", Trinh Xuan Thuan, Paul Valadier, Marie Vidal.

Pour André Verheyen et ses amis, la déchristianisation se trouve accentuée par l’incapacité de l’Eglise à présenter ses croyances d’une façon moderne, entre autres et surtout en ce qui concerne le dogme trinitaire, la résurrection, le culte marial, etc. " Libre penseur " au sein de son Eglise, il proposa une autre façon de parler, une autre liturgie.

Il ne voulait pas rejoindre les fédérations des chrétiens libres (les Pavés en Belgique, les Parvis en France), se voulant au choeur / coeur de son Eglise et non pas sur le parvis !

C’est cette voix là, passionnée et insistante, toujours fidèle à son Eglise, pleinement lucide du long chemin à parcourir, qui vient de s’éteindre ce mercredi 23 mai, laissant sa communauté de base orpheline. Il était pourtant toujours très actif malgré ses 82 ans, puisque je venais de recevoir le n° 22 du bulletin de son mouvement, celui du mois de juin, où il y avait plusieurs textes (toujours très énergiques) de lui.

 Nombre de catholiques ne se disent pas unitariens bien qu’ayant une conception tout à fait non trinitaire car ils ne connaissent ni la théologie anti-trinitaire ni l’histoire de notre mouvement – d’une façon générale, les milieux catholiques sont peu informés des protestantismes.
 
Andr---Hannaert.jpgAndré Hannaert, l'un des pionniers du mouvement

LPC, mais aussi Jésus simplement (
http://jesussimplement.free.fr) lancé lui aussi par un religieux catholique, cette fois-ci capucin, le père Georges Sauvage en 1995, à partir de la mouvance des Amis de Marcel Légaut, font partie de ces milieux catholiques qui se disent " réformateurs " de leur Eglise, dans la lignée de Vatican II, mais qu’on peut aussi qualifier de " libéraux " en établissant un parallèle avec le protestantisme libéral. D’ailleurs, la déclaration de principe de LPC est tout à fait comparable à celle de la revue Evangile et Liberté (voir la Correspondance unitarienne n° 43 de mai 2005 " Protestants libéraux et catholiques réformateurs : même combat ! ").  Cette convergence a d’ailleurs été concrétisée par cette dernière revue qui publia un entretien d’André Hannert, l’un des membres et pionniers de LPC, dans ses colonnes (" Pour un message chrétien crédible aujourd’hui " n° 200, juin 2006).

C’est donc tout naturellement que l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) prit contact avec ce groupe catholique. Jean-Marie Godillot, qui était alors secrétaire général de notre association et moi même, avons participé en février 2004, à une réunion de LPC et, avec l’autorisation du prêtre, nous avons eu la joie de communier fraternellement. Le jeudi 4 novembre de la même année, une rencontre eut lieu chez Mme Liliane Debaisieux et avec le père André Verheyen et André Hannaert, pour LPC, et du côté des unitariens : Pierre Bailleux (éditeur du site Profils de liberté), Jean-Marie Godillot (qui venait d’être élu président de l’AFCU) et moi même (SG de l’association). Il s’ensuivit l’ouverture d’un site hébergé pour LPC sur " Profils de libertés ". 

Ce compagnonnage à la fois spirituel et fraternel fait que les chrétiens unitariens sont aujourd’hui en deuil.

La célébration d'action de grâce aura lieu le mercredi 30 mai à 14 heures à l'église du Christ-Roi (105 avenue Wannecouter 1020 Laeken, Bruxelles.

L'équipe d'annimation se propose de réunir messages et hommages dans le prochain bulletin du mouvement (contact : Christiane et Herman Van den Meersschaut). C'est dire que, derrière ce prêtre, il y avait déjà une équipe de laïcs bien résolus à poursuivre l'aventure. 
 

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 09:49

Quelques nouvelles (QN) a 20 ans et le 200° numéro vous arrive …

A l'occasion de ce numéro 200 de Quelques Nouvelles et pour répondre au vœu de nombreux amis, en particulier à la demande pressante d'André Labelle, qui, du Japon, demande l'histoire de QN, voici quelques évènements qui font que ce bulletin continue son chemin.

Quelques Nouvelles est une lettre personnelle à des amis, d'abord pour leur dire que leur amitié nous est chère et aussi pour manifester très simplement ce vivre ensemble, cette fraternelle présence des uns aux autres que nous vivons à Mirmande, à Mazille, aux Granges, dans chaque groupe, et que nous rappelons à travers des textes, des annonces, des nouvelles, des partages d'expérience. Au départ, en 1977, c'était une simple feuille, un compte rendu des rencontres, pour les étudiants de Besançon qui venaient avec nous à Mirmande. En 1987 Jean Erhrard et le groupe Alsace ont demandé à recevoir cette feuille et c'est la naissance de QN qui, alors, était trimestriel et écrit à la main. Quelques mois après, Nic le demandait pour son groupe belge.

A la mort de Marcel Légaut, les camarades ont souhaité que la diffusion soit étendue à ceux qui étaient passés par Mirmande et à ceux qui avaient répondu à l'appel de Légaut dans le journal Le Monde du 21 avril 1989 (grâce au travail minutieux de recherche de Xavier Huot). Nous tirions alors à 450 exemplaires et QN devenait mensuel. Nous le diffusons actuellement à près d'un millier d'exemplaires, (850 par poste et 160 par mail) 750 en France, 90 en Belgique, 20 en Suisse, 40 autres en Allemagne, Brésil, Canada, Espagne, Roumanie, Italie, Suède, Maroc, Mauritanie, Portugal, Israël, Japon, Bénin, Nicaragua, Haïti.

Nous assurons la réalisation de façon artisanale et indépendante, sans contrôle d'aucune sorte, en reconnaissance à Marcel Légaut qui a encore beaucoup à apporter à notre monde.

L'aide pour le pliage et l'expédition est assurée par le groupe de Saint-Etienne.

Parmi ceux qui ont oeuvré pour que QN continue, je souhaite évoquer et remercier Jean Poisbelaud qui, de longues années, a fourni et établi les étiquettes-adresses, Marie-Jo Vallet qui, les premières années, assurait la frappe avec sa machine à écrire puis notre fille Odile qui a pris le relais avec son ordinateur et enfin, nos enfants qui m'ont offert un ordinateur pour que, progressivement, j'assume de façon autonome la production de QN. Le courrier abondant que vous nous adressez, apporte à QN la forte présence d'une communauté en devenir.

Antoine et Marie-Louise Girin, contact : a.girin@free.fr

Les Actualités unitariennes recommandent très chaleureusment la lecture de ce bulletin mensuel, spirituellement tonique en même temps que très relationnel. L'Association culturelle des Amis de Marcel Légaut (ACAML) et  l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) sont toutes deux membres de la Fédération des réseaux du Parvis. Marcel Légaut n'a jamais évoqué la théologie unitarienne - que sans doute il ne connaissait pas - mais son insistance sur l'humanité de Jésus fait que nous le sentons très proche de notre propre sensibilité.

Ce bulletin peut être envoyé gratuitement à ceux qui disposent d'une messagerie électronique. Vous pouvez prendre contact de notre part avec les responsables.

Nous saluons aussi l'indépendance éditoriale de notre confrère, y compris par rapport à sa propre association, de même que, pour nous, la Correspondance unitarienenne et les Actualités unitariennes sont également indépendants de l'AFCU, bien qu'en pleine osmose et en toute confiance. C'est là une position tout à fait originale par rapport aux bulletins "officiels" d'association.

Vive la presse qui ne soit pas la voix de son maître, qui soit indépendante des partis et sans censure d'un quelconque bureau d'association ! 

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 03:20

du correspondant de l'Agence Reuters, à la Cité du Vatican, rapporté dans les actualités de Yahoo France, ce vendredi 20 avril 2007

"L'Eglise catholique a enterré de facto le concept des limbes dans un document très attendu de sa Commission théologique internationale dont l'agence de presse épiscopale américaine Catholic News Service diffuse le contenu, après le feu vert de Benoît XVI.

Signant l'"arrêt de mort" du concept, le document de 41 pages présente les limbes, où la tradition voulait qu'errent les âmes des enfants décédés sans avoir été baptisés, comme une "vue excessivement restrictive du Salut".

Extrait du blog laclassedemarieanne - publié par Marie-Anne Aujourd'hui

Puisque Dieu est miséricordieux, il "veut le salut de tous les êtres humains" et il y a des fondements théologiques et liturgiques pour "espérer que les enfants non baptisés soient sauvés et bénéficient de la vision béatifiante de Dieu", estiment les théologiens.

Dans des entretiens et des ouvrages rédigés avant son élection en 2005, le cardinal Joseph Ratzinger s'était clairement prononcé pour l'abandon du concept, affirmant qu'il n'avait toujours été qu'une hypothèse théologique et non une vérité de la foi.

Pour les théologiens du Moyen Âge, les limbes recueillaient les âmes des personnes décédées sans être baptisées, y compris de tous ceux qui avaient péri avant la venue de Jésus Christ. Elles n'y souffraient pas, mais elles étaient privées du bonheur du Paradis.

Si le concept de limbes n'a jamais fait officiellement partie de la doctrine de l'Eglise, il a continué d'être enseigné aux catholiques de nombreux pays jusque dans les années 1960. Mais le catéchisme officiel de l'Eglise diffusé en 1992, après plusieurs décennies de travaux, ne mentionnait déjà plus les limbes.".

Au XVIe siècle, le théologien anti-trinitaire Fauste Socin pensait (déjà) que l'enfer n'existait pas. Les âmes étaient accueillies ( "sauvées" dans le langage théologique ancien)par Dieu dès lors qu'elles le souhaitaient. Pour celles qui refusaient Dieu (au dernier moment !), elles erraient puis s'éteignaient progressivement conformément à la conception du shéol biblique.

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