né du courant anti-trinitaire au sein des Réformes protestantes du XVI°s., l'unitarisme compte aujourd'hui près d'un million de personnes réparties dans une cinquantaine de pays, dont plusieurs pays francophones (France, Belgique, Suisse, Québec, Congo et
Merci. Grand merci à vous tous, à tous ceux qui nous ont témoigné leur amitié, leur affection, leur soutien dans ce déchirement que nous vivons et que nous vous faisons vivre.
Comme ce torrent de l’Ouzom qui traverse les villages du Piémont, votre soutien, rugissant de colère et d’incompréhension, mais toujours plein de respect et de dignité, a traversé notre grand Sud-Ouest pour remonter vers les chaumières et les évêchés de l’hexagone.
Merci. Je suis sûr maintenant, mais je le savais déjà, que les années passées près de vous, comme compagnon de route dans vos moments de joie ou de souffrance, avaient créé entre vous et moi un lien très fort : spirituel pour certain, simplement humain pour d’autres. Merci encore.Dommage. Oui, dommage, parce que ce soir j’ai un profond sentiment d’un grand gâchis :
Oui, c’est vrai. Je suis sorti de la route que j’avais choisie en m’engageant dans la vie religieuse et le sacerdoce. J’espère simplement, qu’un jour, cette route deviendra plus large et que des hommes et des femmes mariées, pourront aussi être ordonnés pour un service d’Eglise.
C’était voici plus de 20 ans, quand mon chemin a croisé celui de Marga, mère de Sébastien, de Charlotte et de Thomas. Elle venait de perdre tragiquement Pierre, son mari. Nous nous sommes apportés mutuellement affection, tendresse et force. Ensemble, nous avons porté les interrogations que cet " amour interdit " suscitait en nous et autour de nous. Toujours et malgré tout, je me suis senti digne de servir le Christ et son Evangile d’amour. Loin de m’écarter de mon travail de prêtre, Marga m’a soutenu et encouragé par son enthousiasme, par sa vision du monde et de l’Eglise et par sa foi.
Dommage pour tant de souffrances occasionnées par cette sanction. Dommage pour la déception qui blesse le cœur de tant de croyants : l’Eglise saigne " comma l’a dit Marga lors d’un reportage.
Je demande pardon à tous ceux et celles qui n’étaient pas d’accord avec cette relation amoureuse et que j’ai fait souffrir. A ceux qui m’ont fait du mal, je leur pardonne.
Demain. Demain, il faudra bien rebondir : tourner une page de 28 ans de vie religieuse et de sacerdoce ; chercheur du travail ; trouver un nouveau pied à terre ; et surtout continuer à aimer la vie. L’amour de Marga et de ses enfants, cet amour qui m’a tant aidé jusqu’à présent, continuera, j’en suis sûr, à me donner force et enthousiasme.
Je prie le Seigneur pour qu’il me garde dans sa foi.
Notre chemin de vie doit à présent négocier un virage délicat. Nous aurons encore besoin de votre amitié, de vos prières. Merci.